PALLUAU-SUR-INDRE

PALLUAU-SUR-INDRE

A Palluau-sur-Indre, l’ancienne collégiale Sainte-Menehould, aujourd’hui église Saint-Sulpice, est un très bel exemple local de l’architecture gothique flamboyante moins représentée dans le Châtillonnais en Berry que les constructions romanes. Le monument majeur et peut-être le plus méconnu est l’ancien prieuré Saint-Laurent transformé depuis longtemps en habitations mais qui conserve des fresques du XIIe au XVe s. Parmi celle-ci, au cul de four de l’abside, une vierge en majesté si exceptionnelle qu’elle fut choisie pour illustrer la jaquette de couverture du “Berry Romane” des prestijieuses étitions “Zoodiaque”.

Sur la crête dominant l’Indre, “Bonne Nouvelle” la chapelle funéraire de la famille de Bry d’Arcy à Palluau-sur-Indre est une construction moderne qui remploie des éléments du XVIe s. La légende nous rapporte qu’elle fut fondée par une dame de Paray sur le lieu d’où elle vit apparaître l’équipage de son mari rentrant de la croisade. Idéalement située sur un éperon faisant face vers le sud à la Vallée de l’Indre, l’agglomération se distingue par son superbe château. Dominé par sa haute tour du XIIe s. qui rappelle la suzeraineté des comtes d’Anjou, le logis, majoritairement du XVe s. est flanqué de deux tours du XIVe s. La chapelle castrale est ornée de peintures consacrées à la Vierge Marie (XVIIe s.). Les façades de la cour d’honneur sont agrémentées de deux tours d’escalier hexagonales très richement ornées de sculptures. Parmi des occupants prestigieux signalons Louis de Buade, Comte de Frontenac qui fut Gouverneur du Canada sous Louis XIV.

Dans la campagne de Palluau-sur-Indre, le château moderne de Parcay conserve une porte fortifiée du XVe s., seul vestige de la forteresse médiévale. Le château de la Joubardière reste célèbre pour avoir été, en mars 1796, le quartier général de la révolte “catholique et royale” connue sou le nom de “Vendée de Palluau”. Le château de Villebernin conserve, à coté du logis du début du XIVe s., des éléments plus anciens comme le beau pavillon carré à haute toiture à quatre pentes qui a vu naître Jean-Baptiste Franquelin, géographe, qui accompagna le Comte de Frontenac, premier gouverneur de la Nouvelle France.

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